L’humanité est ainsi faite, nous fonctionnons dans un système merveilleux qui s’appelle : le groupe. Chaque individu se doit d’appartenir à un groupe et rester dans ce dit groupe. On peut tolérer la personne qui n’est pas du même groupe, mais on ne l’intègre qu’à la condition qu’elle se convertisse à l’humeur ambiante. Le groupe rassure de par la reconnaissance de l’autre.
Alors quand on décide d’ouvrir ses horizons et de partir loin du groupe préétabli pour nous via notre personnalité profonde, on s’aventure forcement sur un chemin tortueux et solitaire. Notre groupe étant loin, nous perdons la sécurité de pouvoir s’y réfugier en cas d’agression inter groupe et l’autre groupe étant trop à l’opposé de se que l’on a l’habitude de faire et dire, on n’arrive pas à en faire parti. Voilà comment se forme les marges : à cause des gens qui décident de vivre hors groupe. Et encore là, la marge forme un groupe de paria ou l’on retrouve les rebus de l’humanité, les personnes fortes qui ne veulent juste pas être catalogué.
Ne pouvons nous pas simplement accepter de faire porte ouverte pour toutes les classes ? Non. Sans les groupes l’humanité est perdue ! N’avons-nous jamais vu un intello, branché Shakespeare et Verlaine, cocooning et soirée télé, avec un fêtard, branché rap et techno, bar et soirée tee-shirt mouillé ?! Ce n’est simplement pas le même monde.
On ne mélange pas les mondes, sinon la pagaille est épouvantable, les gens peuvent apprendre des choses qu’ils ne veulent pas savoir, s’intéresser à des gens qu’ils ne doivent pas côtoyer. C’est comme demander à un cochon de faire ami ami avec un bœuf ! Je veux dire, tout deux sont condamné à finir dans l’assiette humaine mais est-ce une raison pour les rapprocher ? Le point commun est moins fort que les préjugés.
Et puis franchement, les hors groupe ne sont pas heureux. Personne ne les intègre nulle part ! On ne peut discuter avec eux, ils n’ont rien d’intéressant à dire, on ne s’amuserait pas avec eux.
Restons chacun dans notre coin de l’humanité, traçons des frontières et balançons les sans groupe dans la mer, pendant qu’ils apprennent à nager, ils ne nous ferons pas chier avec leur idée de tolérance et mélange inter groupe !!