Jeudi 6 novembre 2008

Elle est vieille, elle est moche, bientôt elle ne sera plus.

Elle s’est effondrée presque dans l’indifférence.

On la reconstruira peut être.

Une église a-t-elle encore sa place dans un village ?

Une église a-t-elle encore sa place ?

Ils s’y sont mariés, j’y ai été baptisée.

Je ne suis pas très croyante, pas du tout pratiquante.

Mais je croyais qu’elle serait toujours là

Monument érigé dans la foi.

L’espoir que son immonde pointe grise touche le ciel, la grâce

Et nous la retransmette en y rentrant.

J’y ai fais l’idiote tant de fois, avec ma sœur, avec mes cousins

Elle me connaît par cœur.

Délabrée, pas très riche, ses pierres lisses dedans

Ses bancs en bois inconfortable, fissurée de partout

Des murs extérieurs en crépis gris, elle n’est pas belle

Et en plus, elle n’est plus éternelle.

Une église qui tombe, c’est comme être abandonné

Ou alors c’est nous qui l’avons laissé tomber !

Par Peanuts - Publié dans : Temps mort
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Mardi 4 novembre 2008
Il y a une telle rage en moi parfois. J’essais de la combattre mais elle revient avec les souvenirs qui l’accompagne. Cette rage qui se lit dans mes yeux, cette rage qui me pèse. Mais qui est là et qui restera tant que laisserait les gens qui m’entourent me considérer comme une bonne consentante et silencieuse. Mon sens du devoir anéantie cette envie de hurler à tout le monde d’aller se faire foutre. Et quand la rage est là, j’ai qu’une envie : faire mes valises et repartir…en ce moment je pense beaucoup à repartir. A me rendre dans un endroit où je n’ai rien n’y personne. Où personne ne croira que je serai ravie de m’esclavager pour eux. Où personne ne croira me connaître, que je n’ai pas changé, que je ne changerai pas. Une rage qui s’en prend à moi, moi qui crois que le monde évolue autour de moi alors qu’il n’en ait rien. Rien n’a changé, à part moi. Ou du moins, c’est ce que je crois là, maintenant. Je sais maintenant, définitivement, que pour faire taire cette rage, il faut que je m’éloigne du paysage. De tout, de tous. Mes envies d’évasions, mes envies d’abandons ne sont qu’un appel désespéré à mon âme, à mon cœur, de trouver la paix. Cette paix que j’avais quand je vivais seule à la fac, cette paix que j’avais quand je partais dans des excursions seule aux USA. Peut être ai-je simplement besoin d’être seule pour supporter les autres. Peut être n’ai-je plus envie de supporter les autres.
Par Peanuts - Publié dans : Note d'humeur
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Dimanche 2 novembre 2008

Avec la brise légère, la robe d’Elisabeth le souleva et elle tourna sur elle-même. La vie l’avait certes traité comme la dernière des traînées et pourtant, pourtant, Elisabeth dansait doucement sous la neige du mois de février. Bientôt, que le grand Valentin offrirait une chance à tous les amoureux démunis de s’unir. Bientôt, son cœur à elle pourrait respirer le doux parfum de la liberté. Sa dot si faible avait fait s’envoler ses rêves de maternité, de bonheur, de mariage d’amour, mais Elisabeth souriait de tout son souffle. Elle avait à ses pieds, le dernier rond marron de terre. Autour de ce rond, les étoiles blanches tapissaient le sol. Dans sa robe pâle aux couleurs acidulées, elle ressemblait à la triste aquarelle d’un peintre de rue. Sous le bonnet, ses longs cheveux de soie voletaient au rythme du vent. Entre ses longs et fins doigts gantés, une lettre décachetée se froissait. Elisabeth l’avait lu une fois, deux fois, trois fois,…à la quatrième, elle avait arrêté de compter. Elle avait laissé la larme couler doucement avec une tendresse maladroite. Elle avait fermé les yeux et avait vu son visage.

Elisabeth avait prié longtemps pour trouver une solution. La veille de son mariage, arrangé ça va sans dire, elle avait trouvé. Elle était allée au plus profond de la forêt glacée, tout près du lac gelé et avait relu une dernière fois les derniers mots de celui qui ne pourrait jamais l’épouser : « Mademoiselle, je suis à vous. Je n’ai rien d’autre à vous offrir que mon cœur et l’éternité. Je vous attendrez là où dorment les anges, pour toujours votre…T ». Le sang avait séché sur la page jauni. Elle était arrivée avec un avis de décès. Un suicide qui soulagea la famille d’Elisabeth. Parce qu’un mort ne pouvait revenir.

Avaient-ils pensés que la jeune femme pourrait y voir là une invitation à faire de même ? Non. Aucune femme n’aurait eut le courage de faire taire sa souffrance de cette façon.

Elisabeth laissa ses petites bottes noires s’enfoncer doucement à travers la fine couche de glace, jusque dans l’eau. Plus elle avançait, plus elle sentait ses membres s’engourdirent et simplement, elle ferma les yeux.

Quand elle les ouvrit, le soleil brillait, la neige avait fondu, c’était le printemps. Elle sortit de l’eau et alla rejoindre l’ombre si reconnaissable qui lui tendait la main sous le grand chêne. Avec une volupté insensée, elle posa ses lèvres purpurines, qui n’avaient plus la couleur du froid, sur celle de l’autre, de l’être aimé et retrouvé. Et ce baisé dura une éternité.

Par Peanuts - Publié dans : Nouvelle diverse
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Mercredi 29 octobre 2008

Etant la grande enfant que je suis, j’ai accepté avec joie l’invitation de ma mère et je suis allée passer un bref petit séjour, près Halloween, à Disneyland Paris. J’ai toujours adoré cet endroit et pour ceux qui auraient lu ma note sur celui de Californie, c’est bien le seul endroit ou je ne me perds jamais !

Donc ça faisait un bail que je n’avais pas remis les pieds dans celui là, celui qui existe depuis 15ans et dont je me souviens de la première fois de manière floue, puisque c’était l’ouverture et donc j’avais presque quinze ans de moins, sachant seulement que le labyrinthe d’Alice avait encore un toboggan et qu’à la place de Chérie j’ai rétrécie le public se tenait un film avec Michael Jackson, sûrement une version 3D de Thriller.

Après le tourniquet, je ne peux m’empêcher de m’arrêter pour sourire devant les bonhommes citrouilles. J’y étais déjà allée à Halloween, deux, trois ans en arrière mais c’était moins chouette !

Ma tante, ma cousine, ma mère, mon cousin et mon frère galopent alors je dois faire de même. Pourtant, quand on arrive devant le château, Fantasyland n’est pas ouvert, trop tôt. Je lève donc la tête vers le château de la belle au bois dormant. Un gros quinze le défigure mais les petites statuettes sur les tours le rendent plus chouette encore. Oui, je suis vraiment à Disneyland.

Je ne vous ferai pas l’ennuie de raconter dans le moindre détails mes deux jours au parc, se serait bien trop ennuyeux.

Si je publie cette note, c’est juste parce que j’ai été déçu. Déçue par la maintenance bien française du parc. Celui de Los Angeles, bien plus vieux, semble plus neuf !

Dans Fantasyland, partie plus vieille du parc français, partie enfantine, conte de fées etc, l’abandon des gérants est flagrant. A l’égal de nos personnes âgées, les vieilles attractions ne sont pas entretenues comme elles devraient.

Le labyrinthe d’Alice, petit joyau que je me rappelle vert, beau et magique est devenu délabré. Les haies ne sont plus vertes, il y a des trous, des planches en bois qui réparent le vide…Thésée n’aurait même pas voulut y mettre les pieds. La Reine hurle qu’on leur coupe la tête mais on ne la voix pas. Les mécanismes sont bloqués, les pieds des cartes cassées, manquants, abîmés, la peinture effacée, écaillées…bref, on a plus envie d’y aller.

Vous me direz : pourquoi faire des frais, c’est une attraction de seconde zone ?! Ca fait même pas peur ! Mais la magie, la nostalgie…les enfants ?!

Dans le monde des poupées, qui reste très visité, certaines poupées rendent l’âme et on ne s’en occupe pas. Certaines ne bougent plus la tête, les hanches, ne font plus de hoquet. Les automates pataugent dans le vide. La pub pour France Telecom est aussi vieille que l’entreprise elle-même.

Ca a besoin de rafraîchissement, d’un coup de jeune. On peut donner un coup de jeune à des vieilles choses, non ?!

Non, il vaut mieux faire des attractions à sensations pour masquer la médiocrité du reste et de l’entretien.

Moi, ça me rend malade de les voir traiter ainsi mon enfance. Imaginez que Blanche Neige ne devienne plus qu’un truc poussiéreux pour vos enfants, un truc effrayant, troués, abîmés, abandonnés…alors que ces trésors de culture restent intemporels !

C’est le principe premier des fées : dès qu’on y croit plus, l’une d’elles tombe morte.

J’ai eut énormément de plaisir à revenir là bas, mais y’a pas eut de surprise, de « ça, ça y était pas ». Aux USA, dans les pirates des caraïbes, j’avais été agréablement surprise de voir Jack Sparro au milieu de l’attraction. Si nous prenons de plus en plus exemple sur nos voisins outre atlantique, pourquoi ne faisons nous pas comme eux : maintenir en vie la magie du lieu, pour que nos yeux pétillent que l’on soit enfant ou adulte.

Que Disneyland soit plus qu’un symbole de grands frissons (pensez à ceux qui n’y vont pas pour space moutain, indianna jones, ou la fameuse nouvelle tour de la terreur), de queue de deux mètres, de pompe à friques.

Ainsi nous pourrons arrêter de nous demander pourquoi les gens suivent l’exemple des parisiens qui n’y mettent plus les pieds. Pour être blaser de Disney, c’est qu’il y a un problème…je crois que Walt serait d’accord avec moi

Pas vous ?

 

Par Peanuts - Publié dans : Temps mort
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Lundi 20 octobre 2008

I leave the gas on
Walk the allies in the dark
Sleep with candels burning
I leave the door unlocked
I'm weaving a rope and
Running all the red lights
Did I get your attention
Cuz I'm sending all the signs
That the clocking is ticking
And I'll be giving my two weeks
Pick your favorite shade of black
You'd best prepare a speech
Say something funny
Say something sweet
But don't say that you loved me

Cuz I'm still breathing
Though we've been dead for awhile
This sickness has no cure
We're goingdown for sure
Already lost a grip
On this abandoned ship
Oh...

Maybe I was too pale
Maybe I was too fat
Maybe you had better
Better luck in the sack
No formal education
And I swore way too much
But I swear you didn't fucking care
Cuz we were in love

So as I write this letter
And shed my last tear
It's all for the better
That we end this year
Let's close this chapter say one last prayer
But don't say that you loved me

Cuz I'm still breathing
Though we've been dead for awhile
This sickness has no cure
We're going down for sure
Already been diagnosed
So let's give up the ghost

Cuz I'm still breathing
Though we've been dead for awhile
This sickness has no cure
We're going down for sure
Already lost a grip on this abandoned ship
Oh..

Oh I'm still breathing I'm still breathing


Kate Perry.
(c'est fou ce qu'on peut detester un chanson une fois les paroles comprises et assimilés. C'est fou ce qu'on peut s'identifier à une chanson qui n'a pas été écrite pour nous...)

Par Peanuts - Publié dans : English time
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