Faut être sacrement déterminé pour devenir un écrivain publié. Ou alors faut être riche…
Ca va faire trois mois que je me suis lancée dans la spirale éditorial, pour la seconde fois. La première fut brève, concise…je
n’avais pas trop foi en mon premier roman alors les refus n’ont été qu’une confortation.
Mais là…Là ! Oh joie, tortueuse ! J’ai dû envoyer mon manuscrit à plus d’une dizaine de maisons (d’éditeurs ça va sans dire)
et les réponses se sont espacés durant les trois derniers mois (j’en attends toujours trois !). Il y a eut quelques lettres de refus type : « Nous ne pouvons malheureusement (pour
vous) pas… ». Vous savez ces lettres froides et sans vie, qui ne reflète pas l’être humain qui les a posté en se disant qu’il en avait marre de devoir décevoir tous ses pauvres et misérables
auteurs nuls, médiocres ou simplement pas assez talentueux.
Puis y’a eut des lettres encourageantes. Celles dont vous comprenez que les éditeurs ne les envoient pas à tous. Celles qui prouvent
qu’on a lu et compris l’histoire, le fond, la forme. Celles qui apprécient la prose mais dont les maisons ne peuvent vraiment pas publier votre œuvre parce qu’elle n’entre vraiment pas dans leur
ligne éditorial (comment les blâmer alors que vous seriez incapable de définir le genre de votre fiction ?!). Ou les petites maisons qui publient déjà si peu qu’elles ne peuvent pas prendre
trop de risque.
Il y a eut la demande de la grande maison, une connue de tous, la classe suprême, qui veut lire le roman dans son intégralité avant de
se prononcer, une seconde lecture.
Encourageant même si ça se solde par un refus. Parce que la même maison avait refusé catégoriquement le premier roman.
Au final, vous êtes content de constater que votre roman, votre bébé que vous avez fait évoluer pendant deux longues années, est
suffisamment bien écrit pour que des pros du livre vous incite à continuer votre quête de Votre éditeur.
Et enfin, hier, la fausse bonne nouvelle : l’éditeur qui accepte la publication…à compte d’auteur. C'est-à-dire que l’auteur
contribue monétairement à la conception de son livre. Une contribution assez lourde malheureusement. Et donc face à moi, jeune auteure désargenté, ça clash ! Le rêve est là, à porter de
main derrière une fenêtre en plexiglas que l’on n’ait pas sûr de pouvoir détruire. Une histoire d’argent ! J’adore !
Aujourd’hui j’aurai aimé vous dire : « Eh les gars ! (ou pas) Bientôt vous pourrez vous offrir le livre d’une
psychopathe ! ». Mais voilà, moi je ne suis pas crésus ! Je ne suis même pas sa fille…Chaque rêve à un prix à payer et le mien se résume à plus de la moitié de mon salaire d’hiver.
Faisable mais contraignant…faut bien que je me nourrisse !
C’est rageant d’avoir enfin trouvé SON éditeur, croyez moi ! Il parait que l’auteur d’Harry Potter était SDF (mes sources sont le
bouche à oreille alors les fans me corrigeront, sans m’embrocher, hein ?!) quand elle a publié le premier volume…fallait vraiment que son éditeur croit en elle !
En tout cas, voilà, aujourd’hui l’impasse. Il me reste deux réponses à attendre, un conseil à demander et une négociation à
envisager.
Heureusement que je suis sacrement déterminée et que je crois en moi sur ce coup là…