Coincée hors contexte comme un vieux meuble qui prend la poussière.
Invisible et visible de tous comme quelque chose de familier mais d'inutil.
Entre gentille politesse et conversation de convenance.
Seule au milieu des autres...
Aussi invisible et inutile qu'un objet utilitaire cassé...quand la pause s'impose, la solitude s'interpose.
Devoir s'imposer pour pouvoir exister mais n'être qu'une éphémère perturbation.
C'est comme exister, sans exister.
Etre vu, sans être vu.
Commencer à fatiguer à l'idée des mois qui vont suivre, et se ressembler.
Navette, boulot, dodo...
N'obtenir l'attention des autres que sous formes de requête supliante.
Coincée entre deux montées de larmes, deux envies de hurler...
Coincée en marge comme une erreure que la flemmardise ne réparera pas.
Morte au centre de la vie.
Se moquer royalement que qui nous sommes, ce que nous faisons,
puisque cela mène à l'abandon.
Alors abandonner aussi
Abandonner l'espoir vaint d'un jour se voir affublé d'une place plus profitable
Rêver du jour qui ne viendra pas
Faire ce que l'on doit et souffrir de ce que l'on ne peut.
Résister à tout sauf à l'idée que l'on n'est rien
Et se nourir de café parce qu'on a pas le temps d'avoir envie de plus.
Le sourir est comme la dernière chose qui nous reste
Alors on s'y accroche et on en abuse jusqu'à que la solitude ne le retransforme en pleurs.
Et quand on pleure, au moins se rejouir d'être enfin démaquillée facilement
A la fin d'une journée où vous n'aurez pas signifié plus qu'un autre
Les traces de pieds dans la neige, ne durent qu'un hiver
et encore, parfois la chaleur les effacent...
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